Tout ce qu’il faut savoir sur la ménopause
Par Coline Levin
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Chez Puissante, on adore aborder tout un tas de sujets autour de la sexualité, de la santé, du bien-être et donner aux femmes les clefs pour mieux comprendre leur corps. Aujourd’hui, on a donc décidé de s’attaquer à un sujet encore trop souvent tabou et qui mérite d’être dépoussiéré : la ménopause.
Si le mot fait parfois frémir, ce n’est pourtant ni une maladie, ni un complexe, mais une période de transition hormonale naturelle par laquelle passe toutes les femmes. En apprenant à bien anticiper et gérer les symptômes, vous pouvez vivre une ménopause tout à fait épanouie. Car non, votre vie affective, professionnelle, sexuelle et sportive ne s’arrête pas à 50 ans, bien au contraire !
Quel que soit votre âge, on vous recommande de vous pencher d’un peu plus près sur le sujet : la connaissance de soi, c’est la clef pour prendre soin de son corps.
C’est quoi exactement la ménopause ?
La ménopause est une période de transition naturelle qui concerne les hormones sexuelles féminines : les œstrogènes et la progestérone. Ce sont elles qui régissent chaque mois votre cycle menstruel : ovulation, syndrome prémenstruel, règles…et tous les symptômes associés.
Votre cycle menstruel est actif à partir de la puberté (les premières règles s’appellent “ménarches”), jusqu’à la ménopause (dernières règles). Durant cette période, votre taux d’hormones sexuelles chute. Cela se traduit par un arrêt de la fertilité et tout un tas d’autres symptômes physiques et psychiques, tous plus réjouissants les uns que les autres.
Aujourd’hui, la ménopause est très bien prise en charge. Il existe des solutions naturelles et médicamenteuses pour préserver votre qualité de vie et votre intimité. Mais pour certaines femmes, cela reste un passage difficile : il faut non seulement faire le deuil de la capacité d’enfanter mais aussi jongler avec toutes les conséquences de la chute hormonale.
Plus vous vous renseignez, moins vous serez surprise et mieux vous vivrez cette période.
Ménopause et périménopause : quelle différence ?
Fort heureusement, la ménopause n’est pas un phénomène soudain : vous ne vous réveillez pas un matin avec les œstrogènes à 0. Elle est précédée d’une période de préménopause (aussi appelée périménopause) durant laquelle votre taux d’œstrogènes et de progestérone diminue progressivement. Cela peut durer plusieurs années : en moyenne de 4 à 7 ans (Inserm), jusqu'à 10 ans pour certaines femmes.
Dès la préménopause, vous pouvez voir apparaître les premiers symptômes caractéristiques de la transition hormonale : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale par exemple. Cette période est surtout marquée par des cycles menstruels très irréguliers : parfois plus courts, plus longs, plus ou moins abondants ou douloureux… votre corps vous donne du fil à retordre.
Progressivement, les cycles se font de plus en plus longs, l’ovulation devient plus rare. La préménopause s’arrête lorsque vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs : vous êtes en ménopause. En France, la ménopause survient en moyenne à 51 ans selon l’Inserm.
Quels sont les symptômes de la ménopause ?
On ne le sait pas toujours, mais les hormones sexuelles n’impactent pas que les organes génitaux. En fait, la plupart des organes du corps humain sont équipés de récepteurs à œstrogènes : cerveau, cœur, os…
Votre organisme s’est habitué à fonctionner normalement avec une certaine quantité d’hormones sexuelles. Lorsqu’il n’a plus la dose suffisante en ménopause, il perd un peu ses repères, et c’est là que vous observez les symptômes les plus incommodants.
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes en ménopause
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont un peu les symptômes emblématiques de la ménopause. Appelés “troubles” climatériques” ou “troubles du climatère”, ils sont aussi très handicapants pour certaines femmes.
Concrètement, à quoi ressemble une bouffée de chaleur en ménopause ?
La température de votre corps augmente pendant quelques minutes, cela s’accompagne parfois de maux de tête, de sueurs, d’une sensation de vertige (un vrai plaisir…). La bouffée de chaleur peut survenir à n’importe quel moment du jour ou de la nuit : pendant une réunion importante, un rapport sexuel, une séance de sport ou pendant votre sommeil… pas terrible pour le repos et la vie sociale.
Dans les faits, c’est encore une histoire d’hormones. À cause de la carence en œstrogènes, votre réflexe vasomoteur est perturbé. Votre corps tente d’évacuer la chaleur par “vague” pour stabiliser sa température. Selon la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale, 50 à 80 % des femmes ménopausées souffrent de troubles climatériques.
Ménopause : quelles conséquences sur votre intimité et votre sexualité
La ménopause a aussi un impact fort sur vos organes génitaux et votre intimité. L’ensemble de ces symptômes sont regroupés sous l’acronyme SGUM pour syndrome Génito urinaire de la Ménopause. Dans le joyeux cocktail du SGUM, on retrouve :
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une baisse de la libido,
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des douleurs pendant les rapports sexuels,
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une atrophie vulvaire,
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une irritation de la vulve,
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des sensations de brûlure,
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des troubles urinaires,
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des douleurs à la miction,
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une envie pressante d’uriner,
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une incontinence…
Chez Puissante, on milite pour que les femmes prennent en charge leur SGUM. Ce syndrome peut avoir un vrai retentissement sur votre bien-être intime, votre confiance en vous, et même, votre équilibre de couple. En ménopause, au moins 1 femme sur 2 est concernée.
“Le SGUM est un syndrome chronique et progressif et, contrairement aux bouffées de chaleur, il n'a pas tendance à s'améliorer avec le temps au contraire. De nombreuses études sur le retentissement de ce syndrome ont été réalisées (Revive, Closer, Empower Study) et ont toutes montré un impact négatif sur la qualité de vie, en particulier lors des rapports sexuels (perte d'intimité, inconfort vaginal, baisse de la libido, dyspareunie). [...] Ces symptômes peuvent être constants, ou survenir par intermittence, en particulier lors de la pénétration sexuelle, lors de l'essuyage à la toilette, etc.” syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause, professeur Claude Hocké, Gynécologue-obstétricien
Encore une fois, il existe de vraies solutions pour vous soulager. Le problème, c’est que de nombreuses femmes n’osent pas parler de leurs symptômes à un professionnel de santé ou même à leur conjoint.e. On vous encourage vivement à prendre votre santé en main et à lever le tabou !
Ménopause et troubles métaboliques
Autre conséquence bien connue de la ménopause : les variations de poids. Vous connaissez la chanson, c’est encore une affaire d’hormones… et de métabolisme.
À la ménopause, la carence hormonale impacte votre métabolisme basal. En quelques mots, c’est la quantité de calories que consomme votre corps lorsqu’il est au repos (oui, c’est un peu magique). Plus votre masse musculaire est élevée, plus votre métabolisme de base est performant.
Seulement, à partir de la trentaine, la masse musculaire des femmes diminue d’en moyenne 2 % par an, et ce phénomène s’accélère à la ménopause. Le corps n’est donc plus capable de traiter les calories comme avant, cela se traduit souvent par une prise de poids, et en particulier, une prise de masse graisseuse, alors que vous n’avez pas changé vos habitudes.
Au-delà du poids, la fonte musculaire a aussi une influence sur tout votre organisme : votre système immunitaire, vos os, vos articulations, votre cœur… Bref, il faut tout faire pour l’entretenir !
Les conséquences à long terme de la ménopause
On parle beaucoup des symptômes immédiats (bouffées de chaleur, sécheresse, trouble du sommeil…), mais on oublie parfois que la ménopause peut aussi entraîner des conséquences sur votre santé à long terme, en particulier si elle n’est pas prise en charge.
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Fragilisation des os et ostéoporose
Les œstrogènes jouent un rôle clé dans la régénération osseuse. Après la ménopause, l’équilibre entre régénération et dégradation du tissu osseux se dérègle. Résultat : les os deviennent moins denses, moins résistants, moins solides.
Cela peut augmenter le risque de fractures, notamment au niveau du poignet, de la hanche ou des vertèbres. Raison de plus pour chouchouter vos os comme jamais !
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Risques cardiovasculaires
Ce que l’on sait peu : les œstrogènes ont aussi un rôle protecteur sur le cœur. Avec la chute hormonale, s’ajoutent souvent un mode de vie un peu plus sédentaire, une augmentation possible de la tension artérielle, une régulation du stress moins efficace…
L’ensemble peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires. Rien pour vous affoler, mais suffisamment pour rappeler qu’un cœur, ça s’entretient comme un muscle (parce que… c’en est un !).
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Troubles pelviens : incontinence, prolapsus
Le périnée est aussi à l’épreuve pendant la ménopause. Entre la perte de tonicité des tissus et l’absence d’hormones pour garder l’élasticité, on peut voir apparaître des fuites urinaires, des envies pressantes ou, plus rarement, un prolapsus (descente d’organe).
Avant de paniquer : aujourd’hui il existe des méthodes ultra-efficaces pour prévenir et traiter ces troubles, à condition de ne pas les ignorer.
Faut-il prendre en charge la ménopause ?
La réponse courte : oui, si vous en ressentez le besoin.
La réponse longue : en France, 1 femme sur 4 vit des troubles sévères qui impactent sa qualité de vie, son sommeil, son énergie, sa sexualité, sa concentration, ses émotions… et pourtant beaucoup ne consultent jamais.
Prendre en charge sa ménopause, ce n’est pas “céder” ou “faiblir”. C’est reprendre le pouvoir sur son bien-être.
Le traitement hormonal de la ménopause
Le THM consiste à apporter des œstrogènes + de la progestérone de synthèse pour pallier la carence hormonale. C’est aujourd’hui la seule prise en charge globale capable à la fois de :
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apaiser les symptômes climatériques (bouffées de chaleur, sommeil, humeur…),
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protéger les os, le cœur et certains organes,
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améliorer la qualité de vie intime.
Pourtant… seulement 6 % des femmes en France l’utilisent.
Pourquoi si peu ? À cause notamment d’une étude très médiatisée (WHI) menée il y a 20 ans dans de mauvaises conditions (femmes âgées, +65 ans, avec comorbidités, posologies non adaptées). Cela a longtemps provoqué une peur injustifiée autour du risque de cancer du sein.
Aujourd’hui, les recommandations de la Haute Autorité de Santé ont évolué :
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prescription transcutanée (patch, gel),
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dose minimale efficace,
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durée souvent limitée entre 5 et 10 ans,
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adapté individuellement par un·e professionnel.le formé.e.
Le THM peut aussi être combiné à des œstrogènes locaux (crème, ovule) pour soulager sécheresse et inconfort intime, un vrai game changer pour la sexualité.
Le plus important : trouver un.e praticien.ne de confiance, capable d’écouter, d’évaluer vos antécédents et de vous accompagner dans un cadre sécurisé.
Ménopause et solutions non hormonales
Le traitement hormonal n’est pas obligatoire. Certaines femmes ne peuvent (ou ne souhaitent) pas en prendre, et d’autres préfèrent le compléter.
Bonne nouvelle : le panel de solutions sans hormones n’a jamais été aussi varié.
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Photobiostimulation (LED)
Un soin d’innovation qui stimule la régénération cellulaire, particulièrement intéressant pour les tissus vulvaires fragilisés. -
Acide hyaluronique (local)
En application ou injection, il redonne élasticité, hydratation et souplesse aux muqueuses vaginales. -
Rééducation du périnée
Boules de Kegel, chaise HIFEM, sonde périnéale, yoga hypopressif…Tonifier le périnée, c’est protéger continence, confort intime et plaisir. -
Lubrifiants adaptés
Pendant les rapports, un lubrifiant peut transformer l’expérience, et en ménopause, il devient indispensable pour un max de confort. -
Compléments alimentaires
À base de plantes, vitamines, minéraux…les compléments alimentaires n’agissent pas comme des hormones, mais peuvent soutenir le sommeil, l’équilibre nerveux, la peau, les os, l'énergie, et aider votre corps à trouver un nouvel équilibre.
Une hygiène de vie au top pendant la ménopause
Prendre soin de son hygiène de vie pendant la ménopause n’a rien d’accessoire : c’est un véritable levier pour mieux vivre cette période de transition. En ajustant quelques habitudes du quotidien, vous pouvez soutenir votre corps, préserver votre énergie et réduire certains symptômes.
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Tabac et alcool
Ces deux facteurs aggravent notamment les bouffées de chaleur et perturbent la régulation de la température corporelle. Dans certains cas, un médecin peut même recommander un arrêt du tabac selon vos antécédents médicaux, pour protéger votre cœur, vos os et votre capacité respiratoire. Il ne s’agit pas d’une injonction, mais d’un conseil à considérer comme un acte de soin envers vous-même. -
Alimentation
Pendant la ménopause, l’alimentation devient un véritable outil thérapeutique. L’objectif est d’apporter suffisamment de minéraux, vitamines et nutriments essentiels, tout en soutenant la masse musculaire et le fonctionnement du métabolisme. On privilégie les protéines de qualité, le calcium, la vitamine D, les fibres et les bons lipides, afin de maintenir la densité osseuse, l’énergie et le confort digestif. -
Activité physique
Le sport est l’un des piliers les plus efficaces pour prévenir les conséquences à long terme de la ménopause. Renforcement musculaire, cardio modéré, mobilité articulaire : ces pratiques améliorent la santé cardiovasculaire, préservent les articulations, maintiennent la masse musculaire et favorisent une meilleure gestion du stress et du sommeil. Même 30 minutes de mouvement par jour peuvent faire la différence.
La ménopause ne devrait jamais être vécue comme une fatalité ou une épreuve silencieuse. En comprenant ce qui se joue, vous pouvez transformer cette transition en une nouvelle étape de vie, c’est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre et de réapprivoiser votre corps. On compte sur vous !
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