Qu'est-ce que la libido ? Pour une défintion claire de ses facteurs et de sa baisse
Par Aline Arcis
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Qu’on parle de sa baisse ou de la rebooster, la libido est le fil rouge de votre sexualité. On la questionne, on la juge, on la compare sans réellement être capable de la définir.
Comprendre le fonctionnement complexe de votre désir et en finir avec les stéréotypes liés à la baisse de libido : voilà une étape clé vers une sex-life jubilatoire et épanouissante.
Une définition de la libido
Lorsque l’on ouvre un dictionnaire pour chercher une définition de la libido, on tombe forcément sur une référence à notre vieil ami Freud (sarcasme). On ne peut pas vraiment y couper, car c’est lui qui a repris le terme latin issu de la philosophie pour désigner la pulsion sexuelle dans ses travaux de psychanalyse.
Pulsion, énergie, instinct sont les expressions qui reviennent pour décrire le désir sexuel humain.
Au-delà de l’excitation en elle-même, votre appétit sexuel englobe aussi vos fantasmes, votre quête d’un partenaire sexuel ou encore vos croyances liées à la sexualité.
C’est un enchevêtrement complexe régi à la fois par les conditions psychologiques, biologiques et les hormones dont la testostérone, la dopamine ou l’ocytocine.
Lorsque l’on parle d’une baisse de libido ou même d’absence de désir, on utilise le terme de libidown quand on est cool et d’anaphrodisie quand on veut briller en société.
Défaire le mythe de la libido constante
Combien de fois a-t-on entendu que les hommes ont toujours envie parce que c’est dans leur nature ? Et combien de fois avons-nous associé une baisse de libido à notre valeur en tant qu’individu ?
Selon un sondage mené par la plateforme Émancipées, 41 % des femmes interrogées ont honte de leur libido.
Comme le sexe fait vendre, le fait d’être sexualisé.e et d’avoir toujours envie est devenu une injonction véhiculée par les médias et les publicités. Ajoutons à ça, la pornographie qui fait office de ressource d’éducation sexuelle et nous pouvons dire adieu à un rapport sain aux fluctuations de libido.
Le manque de désir amplifie la charge sexuelle : il faut en avoir pour ne pas être frigide, mais ne pas en déborder afin de ne pas être victime de slutshaming. Merci, mais non merci.
Tout comme vos préférences, votre désir sexuel vous appartient pleinement. Il est unique et n’a donc aucune utilité à être comparé à celui des autres.
Comme nous allons le découvrir dans la partie suivante, il est soumis à un véritable millefeuille de facteurs qui s’entrecroisent et interagissent entre eux.
De plus, il est tout à fait possible d’être asexuel.le et d’éprouver peu ou aucun désir pour celle ou celui qui vous attire. Une personne asexuelle ne voit pas l’intérêt d’avoir des rapports sexuels et pourra passer sa vie entière sans relations sexuelles sans en souffrir. Si c’est une question que vous vous êtes déjà posée, on vous recommande vivement ce site internet.
Les différents facteurs qui influencent le désir
Anaphrodisie primaire ou secondaire ?
Selon les sexologues, le manque de désir se classe en deux catégories.
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La première, l’anaphrodisie primaire est davantage reliée à des motifs physiologiques, organiques ou psychologiques.
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À l’inverse, un manque d’intérêt sexuel secondaire rassemble plutôt les causes liées à l’environnement relationnel ou de vie. Par exemple, cela peut être un manque de communication avec son ou sa partenaire, les conséquences d’une opération chirurgicale ou encore à l’apparition de troubles organiques.
Penchons-nous sur les facteurs principaux qui influencent la libido.
Le cycle menstruel
La production d’hormones fluctue durant les différentes phases du cycle. Elles influent sur notre envie ou non de procréer et donc notre appétit sexuel.
Envie d’aller plus loin sur le sujet ? Ça tombe bien, on a rédigé un article qui détaille les liens entre cycle menstruel et libido.
Lorsque l’on parle du rôle des hormones et de l’envie, on omet souvent d’adresser les changements drastiques causés par la ménopause. Chez Puissante, ce n’est pas une chose que l’on a envie de reléguer au second plan. Voici un article où l’on a choisi d’approfondir le sujet.
La santé mentale
Sous le très large parapluie de la santé mentale, nous regroupons les humeurs, l’estime de soi, comme les troubles plus complexes.
Le lien entre nos pensées et notre désir est trop généralement minimisé pour réduire l’appétit sexuel à une alchimie mystique et mécanique.
Nous avons déjà parlé des effets du stress sur la libido. Ils sont similaires lorsqu’une maladie mentale cause un dérèglement chimique au niveau du cerveau.
Les traitements et médicaments
Une chute brutale de votre libido peut être causée par l’introduction de nouveaux traitements.
Les antidépresseurs ou encore certaines pilules contraceptives sont réputées pour modifier considérablement le niveau de désir.
Ces traitements régulent les hormones en diminuant la dopamine ainsi que les niveaux de sérotonine… Résultat : vous avez moins envie de rapports sexuels.
L’environnement du couple
Quelle que soit la forme de votre couple ou la nature de votre relation, la qualité de l’échange et de la confiance avec votre partenaire influe sur votre désir.
Une mauvaise communication, des attentes différentes ou encore la pression d’un devoir conjugal peuvent causer des frictions dans le couple et impacter votre estime de vous-même.
Cultiver un environnement de confiance et une communication sincère entre les partenaires est un premier pas pour rebooster votre libido.
La liste des facteurs qui impactent notre désir est longue, nous avons fait un tour d’horizon des raisons les plus courantes d’une baisse de libido. Les multiples composantes de votre libido, qu’elles soient biologiques, neuroendocriniennes ou psychoaffectives, soulignent la complexité et le caractère unique de votre désir.
On compte sur vous pour réapprivoiser votre corps et vos envies.
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