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Fétichisme : comment aborder le sujet dans son couple ?

Par Coline Levin

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Fétichisme : comment aborder le sujet dans son couple ? - Puissante Image

Aujourd’hui, cap sur un sujet brûlant : le fétichisme ! Et comme le sujet n’était pas assez caliente comme ça, on a décidé de parler du fétichisme dans le couple

Vous nous connaissez, on adooooore s’attaquer aux questions les plus tabous, déconstruire les idées reçues, mais surtout, vous donner des clés hyper concrètes pour vous épanouir pleinement dans votre sexualité. C’est exactement le plan pour cet article. 

On vous explique comment sortir de votre zone de confort (même en couple) et comment accueillir les envies et fantasmes de votre partenaire. Let’s go. 

C’est quoi exactement un fétiche ? 

Définition du fétichisme 

Le mot “fétichisme” est un mélange de latin “facticius” (artificiel), de portugais “fetiço” (magie) et de français “fétiche” (manie). Littéralement, cela signifie : une manie artificielle et magique. Bon, on n’y comprend pas grand chose. Concrètement, c’est l’excitation sexuelle provoquée par une partie du corps ou un objet. 

Une personne fétichiste peut éprouver du désir à la vue ou au toucher d’un pied, d’une oreille, de cheveux, d’une paire de chaussures, d’un objet En général, moins c’est conventionnel, plus on s’enfonce dans l’univers fascinant du fétichisme. 

Il est important de ne pas confondre le fétichisme, qui est juste une façon un peu exotique de susciter le désir, et le trouble fétichiste qui est une pathologie. 

“Le fétichisme est l'utilisation d'un objet inanimé (le fétiche) ou de parties du corps non sexuelles comme modalité préférée d'obtention d'une excitation sexuelle. Le trouble fétichiste correspond à une excitation sexuelle intense récurrente survenant lors de l'utilisation d'un objet inanimé ou d'une focalisation très spécifique pour une ou plusieurs parties du corps non génitales qui provoque une détresse ou une altération fonctionnelle cliniquement significatives dans un ou plusieurs domaines importants de la vie.” Trouble Fétichiste, George R. Brown, MD, East Tennessee State University 

Pourquoi le fétichisme est-il si tabou ? 

Si le fétichisme est si tabou, c’est parce qu’il porte l’attention et le désir sur des objets ou des parties du corps que nous n’avons pas du tout l’habitude d’associer à la sexualité. Avez-vous déjà fantasmé sur une paire de lunettes ? Un coude ? Une chaise de bureau ? Les fétichistes, ils peuvent. C’est un peu un super-pouvoir quand on y pense. 

Ce qu’on adore avec le fétichisme, c’est qu’il nous invite à sortir du cadre très hétéronormé que nous connaissons : le fantasme autour des organes génitaux, de la poitrine, des muscles… Là, on s'émancipe complètement de ce modèle pour regarder et désirer des parties du corps qu’on a tendance à oublier comme les pieds ou les cheveux. 

Les fétichistes qui fantasment sur une partie du corps ou un objet explorent comment il peut éveiller leur désir en jouant avec. Il ne s’agit pas seulement de fixer ou de toucher un objet en se masturbant. Le fétichisme fait la part belle à l’imagination, et ça, c’est très chouette !

Pour une fois, une pratique sexuelle nous pousse à sortir complètement des scripts sexuels traditionnels, c’est-à-dire que la “chorégraphie” attendue d’un rapport sexuel : préliminaires, pénétration, éjaculation et gros dodo. 

“Les scripts sexuels nous sont inculqués par la pornographie, les films et séries que nous écoutons en grandissant, les histoires que nous nous racontons entre ami.e.s. Nous apprenons qu’un certain déroulement prévaut, qu’une succession d’événements précis est la façon de faire. Catherine Burelles, sexologue  

D’ailleurs, pour la suite de cet article, gardez vos chakras ouverts et faites preuve de curiosité : le fétichisme est certes peu conventionnel mais il n’a rien de déviant, tant qu’il respecte le cadre légal. 

Zoom sur les fétiches préférés des français 

Avant d’aller plus loin, on a eu envie de se pencher un peu sur les fétiches préférés des Français. C’est le médecin sexologue Dr. Gilbert Bou Jaoudé qui nous les a livrés et certains pourraient vous surprendre : 

  • Le fétichisme des pieds et des orteils : on vous en parlait plus tôt et il est bien plus répandu qu’on ne le pense. 

  • Le voyeurisme / candaulisme : certaines personnes fantasment le fait d’être cocu.e (mais de manière consentie) et d’observer son partenaire faire l’amour avec quelqu’un d’autre. C’est un sujet super intéressant, on vous dédiera un article dessus, promis. 

  • Les vêtements ou les chaussures sont aussi des fétiches en eux-mêmes ! Vous pouvez tout à fait fantasmer sur un certain style ou une pièce de mode en particulier. 

  • Les tatouages et les piercings font toujours partie des critères préférés des français, surtout des françaises d’ailleurs. 

  • Les seins qui tombent : oui oui, certaines personnes adorent ! Allez hop, on remballe ses complexes et on porte fièrement sa poitrine. D’ailleurs, vous saviez que la stimulation des seins pouvait provoquer un orgasme ? On dit ça, on dit rien. 

  • Les odeurs et les poils sont aussi dans la liste ! Il semblerait que nos instincts primaires reprennent parfois le dessus. 

Et vous, c’est quoi votre petit fétiche ? N’hésitez pas à nous écrire ou nous partager vos fantasmes, on adore vous lire par mail ou sur les réseaux !

Comment aborder le sujet du fétichisme dans son couple ? 

Le bon cadre pour la bonne conversation 

On ne lance pas une discussion sur son fétiche préféré en plein acte ou juste avant l’orgasme. Vraiment. 

L’idéal, c’est un moment calme, neutre, où vous êtes tous les deux détendu.e.s et disponibles mentalement. Un dîner tranquille, une balade, un dimanche après-midi posé… bref, un moment où personne n’est pressé ou sur la défensive.

Évitez aussi les moments trop chargés sexuellement. Si vous abordez le sujet en plein jeu de séduction, l’autre peut se sentir un peu piégé.e, comme si répondre “non” n’était pas vraiment une option. Or, le consentement, c’est sexy seulement quand il est libre et éclairé.

Quand vous vous lancez, soyez hyper transparent.e sur ce que vous ressentez. Parlez en “je”, sans imposer quoi que ce soit. Vous pouvez dire que ce fétiche vous intrigue, vous excite, vous questionne. Que vous avez envie d’explorer, peut-être, ensemble. Pas parce qu’il faut, mais parce que ça vous ferait plaisir de sortir de votre zone de confort à deux.

Très important aussi : ne mettez pas de deadline. Pas de “tu me dis oui ou non avant la fin de la semaine”. Vous partagez une info, point. Laissez à l’autre le temps de digérer, de se renseigner, de ressentir ce que ça lui fait. Chacun.e a son rythme, et il est à respecter.

Enfin, inutile de balancer tous les détails dès le départ. Laissez de l’espace. L’autre posera des questions s’il ou elle en a envie. Et il y a de grandes chances que la conversation revienne d’elle-même, une fois la première surprise passée.

Solliciter l’accompagnement d’un tiers 

Si pour vous, le sujet est encore trop chargé de honte, de tabous ou d’angoisse, vous n’êtes pas obligé.e de tout gérer seul.e. Faire appel à un.e sexologue, un.e thérapeute ou un.e psychologue peut être une vraie bouffée d’air frais.

On vous le recommande particulièrement si ce fétiche vous fait souffrir, s’il crée des tensions dans votre couple ou s’il vous empêche de vivre une sexualité apaisée et épanouissante. Le rôle du tiers est précieux : il ou elle crée un espace de parole sécurisant, bienveillant, où chacun.e peut s’exprimer sans être interrompu.e ou jugé.e.

C’est aussi une personne qui aide à distribuer la parole, à observer les réactions, à remettre un peu d’ordre si les émotions débordent. Et surtout, à rappeler les bases (qu’on a parfois tendance à oublier quand le sujet devient sensible) : le consentement, le respect, le dialogue, le rythme de chacun.e. Oui, ça vaut aussi, et surtout, dans le fétichisme.

Bref, consulter n’est ni un aveu d’échec ni un truc “grave”. C’est souvent une preuve de maturité relationnelle.

Comment réagir si mon ou ma partenaire est fétichiste ? 

Si votre partenaire vous confie un fétiche ou un fantasme, il est possible que vous soyez surprise, déstabilisée, voire un peu perdue. C’est ok. Mais gardez en tête une chose essentielle : ce n’est jamais facile de se dévoiler sur ce terrain-là. Si votre partenaire en parle, c’est très probablement parce qu’il ou elle vous fait confiance.

Essayez donc, autant que possible, de ne pas réagir à chaud par la colère, la moquerie ou la stupeur. La clé ici, c’est la bienveillance et le non-jugement. Vous n’êtes pas obligé.e de comprendre tout de suite, ni d’adhérer.

Vous avez le droit de prendre le temps qu’il vous faut pour digérer l’information, réfléchir à ce que ça vous fait, à ce que vous avez envie (ou pas) d’explorer. Et vous avez aussi parfaitement le droit de dire non. Aimer quelqu’un ne signifie pas tout accepter. Poser ses limites est sain, nécessaire, et profondément respectueux.

Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à relancer la conversation plus tard. Posez toutes les questions qui vous passent par la tête, même celles qui vous semblent naïves ou maladroites. Mieux vaut un dialogue un peu bancal qu’un silence pesant.

Et on le répète, parce que c’est important : tout fétiche ou fantasme qui respecte le cadre légal n’a rien de sale, de honteux ou de déviant. La sexualité est vaste, plurielle, et humaine. À vous de voir comment vous avez envie de la vivre, ensemble.

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