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8 minutes

Asexualité : comment savoir si vous êtes asexuelle ?

By Coline Levin

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Asexualité : comment savoir si vous êtes asexuelle ? - Puissante Image

Vous nous connaissez, chez Puissante on aime comprendre toutes les sexualités : des plus traditionnelles aux plus extravagantes, des plus exotiques aux plus conventionnelles. Aujourd’hui, on a donc décidé d’aborder un sujet encore trop peu couvert : l’asexualité

Si vous ne le saviez pas, “asexuel”, c’est le fameux “a” dans LGBTQIA+. 

Cette orientation sexuelle (car oui, c’en est une) souffre de nombreux préjugés et amalgames. Les asexuels ne font-ils jamais l’amour ? Sont-ils capables d’être amoureux ? 

Selon un sondage Ifop de 2023, 12 % des Français s’identifient comme asexuels. On répond donc à toutes les questions sur cette forme de non-sexualité, qui concerne tout de même plus d’une personne sur dix. 

Qu’est-ce que ça veut dire “être asexuel.le”? 

Une définition simple de l’asexualité 

L’asexualité est une orientation sexuelle comme les autres. Elle désigne le fait de ne pas être attiré.e sexuellement par quelqu’un, quel que soit son genre. En d’autres termes, une personne asexuelle ne ressent pas d’attraction sexuelle envers d’autres personnes. 

Pour autant, on le verra, asexuel ne veut pas dire zéro sexe, zéro libido ni zéro fantasme

Au XIXème siècle, l’asexualité était considérée par les chercheurs (des hommes, évidemment) comme une anomalie, un trouble mental, une “anesthésie des fonctions sexuelles.” Après avoir un peu étudié l’histoire des sexualités, on se rend vite compte que tout ce qui ne rentre pas dans la case de l’hétéronormativité est considéré comme déviant

Heureusement, on en est revenus. Et c’est notamment grâce au travail fabuleux de la sexologue allemande Emma Trosse. Elle a défendu le droit des asexuel.les et personnes LGBT et invité la société à ne pas discriminer cette partie de la population.
Si vous ne le saviez pas, le 6 avril, c’est la journée internationale de l’asexualité !

Les asexuels peuvent-ils être amoureux ? 

Oui, bien sûr ! Ici, on parle bien d'absence d’attirance physique et sexuelle envers quelqu’un d’autre, pas de sentiments romantiques. 

Les asexuel.les peuvent donc tout à fait tomber amoureux d’un homme, d’une femme, d’aucun des deux, ou des deux et vivre en couple. La seule différence avec les personnes dites “sexuelles”, c’est qu’ils ne ressentent pas le besoin de matérialiser leur amour à travers des rapports charnels. Pour autant, cela ne veut pas dire que leurs sentiments sont moins forts ou authentiques. 

Dans un couple asexuel, il peut d’ailleurs tout à fait avoir une tendresse et une intimité sans rapport sexuel : des caresses, des moments doux, des baisers… L’important est que tout le monde y trouve son compte et ne se sente pas “forcé”.

D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les personnes asexuelles ne souffrent pas forcément de leur orientation sexuelle. Elles ne ressentent pas de manque ou de vide. L’asexualité, c’est leur norme à elles. 

Pour écouter le témoignage d’une femme asexuelle, on vous recommande vivement l’épisode de podcast “Anna et l’asexualité”, dispo sur radiofrance. 

Asexualité et intimité : des réponses à vos questions

Est-il possible d’être asexuel.le et d’avoir de la libido ?  

La réponse est oui, c’est possible, mais ce n’est pas systématique. Comme toutes les orientations sexuelles, l’asexualité est un spectre, comme l’explique Anna Mangeot, autrice d’Asexuelle, disponible aux éditions Larousse

"Nous les asexuels, on est attirés par personne, mais ça n'empêche pas une grande partie des asexuels d'avoir de la libido, d'avoir des fantasmes, de pratiquer la masturbation. Simplement, on ne va pas ressentir cette espèce d'appétit qui nous attire vers l'autre et nous fait ressentir le besoin de nous presser contre."

Notons qu’à ce titre, la définition de l’asexualité proposée par le dictionnaire n’est pas exacte. Elle précise qu’une personne asexuelle ne ressent “ni attirance, ni fantasme, ni libido.” Cela peut être vrai pour certaines personnes mais ce n’est pas toujours le cas. 

Une personne asexuelle peut très bien ressentir de la libido à certains moments, nourrir des fantasmes qui lui sont propres et considérer le sexe comme quelque chose de très positif (mais de non vital). Il est aussi possible qu’elle n’en est pas du tout, voire qu’elle se sente profondément repoussée par la sexualité. Il n’y a pas de règle en matière d’asexualité. 

Cette notion de spectre est très importante. Elle ne concerne pas seulement l’asexualité mais toutes les orientations sexuelles, y compris l’hétérosexualité et l’homosexualité. Même si vous vous sentez 100 % hétéro, il est “sain” qu’une part de vous considère l’homosexualité comme une orientation possible, une porte pour l’instant fermée mais qui peut s’ouvrir à n’importe quel moment de votre vie !

Comment avoir un orgasme si je suis asexuel.le ? 

Les personnes asexuelles peuvent tout à fait ressentir une libido, une envie de s’explorer et d’avoir des orgasmes. La masturbation est un excellent moyen de se donner du plaisir en solo. Si vous êtes asexuelle, n’hésitez pas à vous faire du bien : 

  • Avec vos doigts, en effectuant des petits mouvements rotatifs d’abord au niveau de votre vulve, de votre clitoris puis en poussant un peu plus loin l’exploration, 

  • Avec un sextoy, comme un stimulateur clitoridien, pour profiter de sensations décuplées. Un excellent moyen de découvrir vos zones érogènes, seule ou avec un.e partenaire, mais toujours à votre rythme.  

D’ailleurs, vous pouvez tout à fait prévoir une petite session de masturbation quand l’envie monte, puis ne plus utiliser votre vibro pendant des mois. Il sera toujours au rendez-vous quand vous aurez besoin de lui ! Pensez juste à bien le nettoyer entre chaque utilisation. 

Je suis asexuel.le  : comment en parler à mon partenaire ? 

Si vous pensez être asexuelle (ou si vous êtes en train de vous poser la question) en parler à votre partenaire peut être à la fois libérateur… et franchement angoissant. Peur de blesser, peur de ne pas être comprise, peur que l’autre se sente rejeté.e ou moins désirable.

Pourtant, mettre des mots sur ce que vous ressentez est souvent la première étape pour retrouver une intimité plus sereine.

D’abord, parce que cela permet de ne plus vous sentir “forcée” dans votre sexualité. Verbaliser ce que vous traversez, c’est poser un cadre clair : ce que vous ressentez, ce qui est confortable pour vous, et ce qui ne l’est pas (ou plus).

Ensuite, parce que votre partenaire a peut-être déjà perçu qu’il se passait quelque chose. Une baisse de désir, un évitement, un malaise diffus… Mettre des mots dessus peut éviter bien des malentendus et des interprétations douloureuses.

Prenez le temps d’expliquer. Rappelez que :

  • ce n’est pas personnel,

  • ce n’est pas lui ou elle que vous ne désirez pas,

  • c’est simplement que vous ne ressentez pas, ou peu, d’attirance sexuelle de manière générale.

L’asexualité est un spectre, et elle peut évoluer au fil du temps. Il existe mille façons de faire couple, mille façons d’être intime, mille rythmes possibles. Être asexuelle ne veut pas dire aimer moins, ni être moins investie émotionnellement. Cela signifie simplement que votre corps et votre désir ne fonctionnent pas selon les normes majoritaires.

La discussion est la clé. Elle ouvre la porte à d’autres formes d’intimité : plus de tendresse, plus de douceur, d’autres manières de se connecter, voire d’autres modèles de couple si cela fait sens pour vous deux.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire. L’essentiel, c’est que chacun se sente respecté, entendu, et libre d’être soi-même.

L’asexualité n’est ni un manque, ni un problème à résoudre. C’est une façon d’être au monde, de ressentir (ou non) le désir, et de construire des liens à sa manière. Si ce mot vous aide à mieux vous comprendre, à poser vos limites ou à vous sentir moins seule, alors il a déjà rempli son rôle.

Il n’y a rien à “corriger”, rien à forcer. Juste à s’écouter, à se respecter et, si on le souhaite, à en parler. Parce qu’au fond, la sexualité (ou son absence) n’a de sens que si elle vous ressemble.

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Coline Levin

Well-being

Coline Levin is a writer, a graduate of Audencia. After a stint at McKinsey, she now uses her writing skills to support socially responsible brands and powerful narratives.

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