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10 minutes

Règles, grossesse, mycose : ce que vos pertes blanches disent de votre santé

By Coline Levin

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Règles, grossesse, mycose : ce que vos pertes blanches disent de votre santé Image

S’il y a bien un sujet que l’on devrait aborder plus souvent avec les jeunes filles et les femmes, ce sont les pertes blanches, et les pertes vaginales au sens large. 

Pourquoi ? Parce que le corps en sécrète naturellement tous les mois, à n’importe quel moment du cycle, et que savoir analyser ces pertes donne de vraies indications sur votre état de santé

Vous êtes probablement habituée à ce que ces pertes soient “normales”, à en avoir un peu tout le temps sans vraiment savoir à quoi elles correspondent. En vous penchant un peu plus sur le sujet, vous vous rendrez vite compte que leur aspect, leur texture, leur couleur et même leur odeur changent régulièrement. Les pertes blanches, c’est un peu la boussole intime du corps !

Aujourd’hui, on vous propose un petit rappel général sur l’utilité des pertes vaginales et on répond à toutes vos questions sur le sujet. 

C’est quoi exactement les pertes blanches ? 

Le terme “pertes blanches” n’est pas vraiment un terme médical. Il existe en fait plusieurs types de pertes vaginales, aussi appelées leucorrhées

  • La glaire cervicale : Elle est produite par le col de l’utérus quelques jours avant l’ovulation et évolue progressivement tout au long du cycle. Son rôle ? Protéger les spermatozoïdes pour faciliter la fécondation et préparer l’utérus à une éventuelle grossesse. La glaire cervicale est produite en grande quantité au moment de l’ovulation mais sa texture change au cours du mois. 

  • Les cellules mortes : Elles sont le résultat de l’auto-nettoyage du vagin, de la desquamation des cellules qui se renouvellent. Ces pertes ont toujours le même aspect, à n’importe quel moment du cycle. Elles ont aussi un rôle de lubrification et de protection contre les infections. 

  • La cyprine : C’est le fameux liquide produit (notamment) lorsque vous êtes excitée. Il est fabriqué par les glandes de Bartholin situées à l’entrée du vagin. Transparent et très liquide, il est facilement reconnaissable et ne se confond pas avec les cellules mortes ou la glaire cervicale, d’aspect plus visqueux. 

Ces 3 types de sécrétions ont tendance à se mélanger, il peut être un peu difficile de bien les distinguer. Avec un peu d’expérience et d'entraînement, vous pourrez savoir à quel moment du cycle vous en êtes, détecter une grossesse ou une infection grâce à vos pertes blanches !

À noter : Si vos pertes vaginales décolorent vos sous-vêtements, c’est tout à fait normal et c’est même plutôt bon signe ! Cela veut dire que le pH de votre vagin est acide, il vous protège efficacement des infections. 

Comment évoluent les pertes blanches tout au long du cycle menstruel 

La glaire cervicale est produite sous l’action des œstrogènes. Tout au long du cycle, elle est rythmée par le ballet de ces hormones sexuelles : elle est sécrétée en grande quantité pendant l’ovulation, puis s’assèche pendant la phase lutéale. 

Ce qu’il faut retenir, c’est que plus il y a d’œstrogènes, plus votre glaire cervicale est étirable, translucide et lubrifiée. 

La symptothermie est une méthode qui permet notamment d’apprendre à vous repérer dans votre cycle en étudiant votre température, l’aspect de vos sécrétions vaginales et la position de votre col de l’utérus. La Haute Autorité de Santé reconnaît la symptothermie comme une approche efficace pour gérer la fertilité, si elle est bien maîtrisée of course

Revenons-en à nos pertes blanches. Voici comment elles évoluent pendant le cycle : 

  • Pendant la phase folliculaire, elles sont d’abord jaunâtres ou blanchâtres puis de plus en plus liquides à mesure que l’ovulation approche. Elles sont presque laiteuses juste avant la libération de l’ovocyte. 

  • Pendant l’ovulation, les pertes vaginales sont jusqu’à 30 fois plus abondantes que pendant le reste du cycle. Vous pouvez expérimenter une sensation de “mouillé” dans vos sous-vêtements, un vrai plaisir. 

  • Après l’ovulation, vous entrez en phase lutéale. Les pertes blanches deviennent plus sèches, épaisses et visqueuses à mesure que le taux d’œstrogène diminue.

Pendant la phase lutéale et la période prémenstruelle, c’est la progestérone, autre hormone sexuelle, qui prend le relais. 

  • Pendant vos règles, les pertes vaginales sont confondues avec le sang. Elles sont plus rares, plus sèches et moins étirables. 

Grossesse, absence de règles, infection : les pertes blanches donnent aussi quelques indices sur votre santé intime. On vous explique.

Toutes vos questions sur les pertes blanches 

Je n’ai pas mes règles mais j’ai des pertes blanches : est-ce normal ? 

Si vous observez des pertes blanches mais que vous n’avez pas vos règles, cela veut dire que vos hormones travaillent (notamment les oestrogènes) mais que l’ovulation n’aboutit pas. 

Dans un cycle menstruel classique, vous ovulez : un de vos ovaires expulse un ovocyte, contenu dans un corps jaune. Ce dernier vit plusieurs jours après l’ovulation pour soutenir une éventuelle grossesse en produisant de la progestérone. 

S’il n’y a pas d’ovulation, il n’y a pas d’ovocyte, et donc, pas de corps jaune. La progestérone n’intervient pas comme elle devrait le faire en seconde partie du cycle, cela vous prive de vos règles. On peut même dire que le cycle menstruel est interrompu, ou partiellement interrompu. 

Selon un communiqué produit par le service gynécologie du CHU de Lausanne, cela peut être dû à plusieurs choses : 

  • Un dérèglement hormonal comme un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), une endométriose ou la prise d’un traitement hormonal. 

  • Un trouble du comportement alimentaire ou la pratique excessive d’une activité physique. Lorsque votre poids est trop bas, votre corps se place dans une posture de “survie”, il consacre toute son énergie aux organes vitaux, et détourne son attention du cycle menstruel. 

  • Le stress ou les chocs émotionnels viennent aussi bouleverser l’équilibre hormonal. 

Si vous n’avez pas vos règles mais des pertes blanches, le premier réflexe est donc de vérifier que votre hygiène de vie répond bien à vos besoins, que vous dormez et mangez suffisamment. Vous pouvez aussi consulter un.e professionnel.le de santé pour réaliser un bilan hormonal. 

Notez que ce n’est pas parce que vous n’avez pas vos règles que votre système ne fonctionne pas ! Votre vagin continue de se nettoyer comme un grand, ce qui explique que vous observiez toujours des sécrétions vaginales. 

Comment évoluent mes pertes blanches pendant la grossesse ?

Si vous avez un cycle régulier (lucky you), l’aspect de vos pertes blanches vous permet de détecter une grossesse

Hors grossesse, vos sécrétions sont au max pendant l’ovulation puis se raréfient dans la seconde partie du cycle… Vous connaissez la chanson. 

Mais ce n’est pas le cas si vous êtes enceinte ! 

Dès le premier jour et tout au long de la grossesse, vos hormones sont au taquet. Dans les temps qui suivent la fécondation, l’embryon et le placenta sécrètent d’ailleurs une grande quantité d’hormones pour soutenir l’installation et le développement de l'œuf fécondé. 

Les pertes blanches continuent ensuite pendant 9 mois : 75 % des femmes observent une augmentation des pertes vaginales pendant leur grossesse

Sous l’action de la progestérone, la glaire cervicale coagule pour former un bouchon muqueux au niveau du col de l’utérus. Il protège votre embryon et vos voies génitales des corps étrangers jusqu’à l’accouchement. Le corps est merveilleusement bien fait !

À noter : Vous êtes particulièrement exposée au risque de mycose pendant les premières semaines de grossesse. Soyez hyper attentive à l’aspect de vos pertes blanches à ce moment-là. 

À quoi ressemblent mes pertes blanches si j’ai une mycose ?

La mycose vaginale (aussi appelée infection à levure) est due à une prolifération excessive d’un champignon naturellement présent dans le vagin, le plus souvent Candida albicans. Oui, encore une histoire d’équilibre.

Elle peut être favorisée par plusieurs facteurs :

  • le port de vêtements trop serrés ou synthétiques,

  • une hygiène intime inadaptée (savons agressifs, douches vaginales…),

  • la prise d’antibiotiques,

  • certaines pathologies comme le diabète,

  • ou encore les variations hormonales (bonjour grossesse, règles, stress).

Concrètement, les pertes vaginales en cas de mycose sont assez reconnaissables : elles sont épaisses, blanchâtres, crémeuses, avec un aspect de “lait caillé”. Mais ce n’est pas tout. Elles s’accompagnent presque toujours d’autres symptômes pas très fun :

  • démangeaisons intenses,

  • irritations,

  • sensations de brûlure,

  • parfois des troubles urinaires ou des douleurs pendant les rapports.

La bonne nouvelle, c’est que la mycose se traite très bien et très rapidement. Un traitement antifongique local (souvent sous forme d’ovule à insérer dans le vagin, parfois complété par une crème) suffit généralement à régler le problème en quelques jours. Si les récidives sont fréquentes, un avis médical est indispensable pour comprendre ce qui déséquilibre votre flore.

Pertes blanches : à quel moment faut-il consulter ? 

En temps normal, les pertes blanches ne sont ni douloureuses, ni très odorantes, ni de couleur vive. Elles peuvent varier au fil du cycle, mais elles ne doivent pas vous faire souffrir.

Il est important de consulter si vos pertes vaginales s’accompagnent de :

  • douleurs,

  • démangeaisons ou sensations de brûlure,

  • inconfort persistant,

  • fièvre.

Ce n’est pas forcément grave, mais cela peut être le signe de plusieurs choses :

  • un déséquilibre de la flore vaginale (suite à des douches vaginales ou à un traitement),

  • une infection sexuellement transmissible (IST),

  • un manque d’hygiène ou, à l’inverse, un excès,

  • une déshydratation,

  • ou encore un corps étranger (oui, le tampon oublié arrive plus souvent qu’on ne le pense).

À noter : des pertes légèrement jaunâtres ne sont pas forcément inquiétantes. Elles peuvent simplement s’oxyder au contact de l’air et ne sont pas systématiquement le signe d’une infection ou d’une mycose.

En revanche, si vos pertes sont vertes, mousseuses ou très odorantes, cela peut évoquer un déséquilibre important de la flore vaginale (vaginose bactérienne) ou une IST comme une vaginite à Trichomonas. Dans ce cas, on ne traîne pas : direction le ou la professionnel·le de santé.

Les pertes blanches ne sont ni sales, ni honteuses, ni insignifiantes. Elles sont un formidable indicateur de ce qui se passe dans votre corps et dans votre cycle. Apprendre à les observer, c’est apprendre à mieux vous connaître, à repérer les déséquilibres et à consulter au bon moment.

Votre vagin vous parle. À vous de l’écouter (et de le remercier au passage).

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Coline Levin

Well-being

Coline Levin is a writer, a graduate of Audencia. After a stint at McKinsey, she now uses her writing skills to support socially responsible brands and powerful narratives.

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